Coup de zoom

Romain Caubin, cycliste des Pyrénées

Romain et son frère Mathieu - Crédit photo : La Dépêche

Coup de zoom

Romain Caubin, cycliste des Pyrénées

"Vélo et plaisir, ça rime un peu. Si on y ajoute les Pyrénées ça donne un chef d'oeuvre !"

Salut Romain ! Nous sommes heureux de te rencontrer. Tu es un enfant des Pyrénées et il était pour nous évident que tu figures dans nos coups de zoom. Alors, ça fait quoi de promouvoir l'image de nos belles montagnes dans l'emag Le Plaisir à Vélo ?

Vélo et plaisir, ça rime un peu. Si on y ajoute les Pyrénées ça donne un chef d'oeuvre ! Mon grand-père s'énervait quand on parlait de sport pour désigner le vélo. Pour lui, grand cyclo, c'était de la balade. Pourtant, il avait largement explosé les quotas du Club des Cent Cols ! Je pense qu'il oubliait les pourcentages d'un Port de Balès pas toujours goudronné, mais l'esprit c'est un peu ça. C'est assez fascinant cette capacité de la bicyclette de s'inscrire comme un sport, mais également comme un moyen de transport, ou de voyage et de découverte. Et dans ce sens-là, ça touche tout le monde, un peu à l'image du Tour de France qui intéresse sportifs, férus de culture, d'histoire, etc.

"On a tous les trois fait du vélo gamins"

Tu es né et tu as grandi dans les vallées Pyrénéennes, et tu es immergé dans le monde du cyclisme depuis ta plus tendre enfance. Raconte-nous un peu ton parcours à vélo.

La base, c'est mon grand-père et ses quelques 600.000 kms avec sacoches. Puis plus proche, ça vient de mon père, cyclo, puis compétiteur jusqu'à devenir serviteur de la Petite Reine. Président du club, organisateur d'événements cylos, de courses VTT, jusqu'à des arrivées du Tour en Vallée du Louron. Un parcours qui l'a conduit à prendre la présidence de la seule course pro de notre Sud-Ouest, la Route du Sud. Le tout sans quasiment se poser la question de son engagement je crois, et c'est ce qui le rend beau ! On a tous les trois fait du vélo étant gamins. Quand je pense à ma mère ! J'ai un peu emboîté le pas à mon père en me formant, sans le savoir, à travers ces organisations et ses contacts avec la famille du vélo, avec en particulier la Route du Sud.

"...un mélange d'envie de se faire un peu mal et la volonté de voyager"

Il y a quelques années, tu as traversé l'Europe en tandem avec ton frère jumeau, Mathieu. On vous a suivi de près grâce à votre blog) et vous aviez rêver toute la chaîne des Pyrénées ! Qu'est-ce qui a motivé toute cette aventure ?

On ne se l'explique pas trop, sans doute un mélange d'envie de se faire un peu mal et la volonté de voyager. Ce qui a été étonnant, c'est que notre petit projet dans notre petit coin a pris. Notre dossier a abouti à des financements, notre site a laissé un livre d'or sympa et beaucoup de messages. Sans dire que ça crée des vocations, le tandem a servi à d'autres enfants de la vallée.

"chez ASO... Je fais partie de la direction du cyclisme, chargé de l'organisation des courses"

Aujourd'hui, tu bosses pour le Tour, n'est-ce pas ? C'est quoi ton quotidien, au boulot ?

Tout ça combiné aux études m'a conduit chez ASO qui organise le Tour, et des courses parmi les plus belles du calendrier (Paris Roubaix, Liège Bastogne Liège, le Dauphiné, etc.) avec de plus en plus d'épreuves à l'étranger. Je fais partie de la direction du cyclisme, chargé de l'organisation des courses, et plus spécialement à ce qu'on appelle le "commissariat général". C'est un peu tout le technique sur les parcours, les sites de départ et d'arrivée, etc. puis le lien à faire avec les collectivités qui nous accueillent, les préfectures, toute la sécurité etc. Les reconnaissances des parcours se font en binôme avec un ancien coureur plus garant de l'intérêt sportif puis des relations avec les équipes.

"J'ai profité d'un mois d'août dans les Pyrénées pour parcourir quelques cols..."

Et tu continues quand même à rouler pour toi ?

Pas sérieusement. J'ai profité d'un mois d'août dans les Pyrénées pour parcourir quelques cols et pour aller voir du côté de l'Aragon avec mon frère, avec de belles surprises. Sinon, Paris, ce n'est pas le pied, et surtout le rythme de boulot ne laisse pas trop de place pour faire ça sérieusement. En revanche, toutes les reconnaissances donnent énormément d'idées, en France ou ailleurs !

"...la joie du sport se mêlera à des paysages et à une atmosphère grandioses..."

Avant de se quitter, qu'est que tu dirais à un féru de vélo pour le faire venir rouler dans tes superbes vallées ?

Alors selon le profil, qu'il n'y a que sur les pentes de nos cols qu'il pourra s'échelonner aux meilleurs du monde, là où les photos des années 20-30 donnent un sens à l'expression des Forçats de la Route. Que la joie du sport se mêlera à des paysages et à une atmosphère grandioses, des décors et des routes bien dessinés ou des endroits presque mythiques comme le sommet du Tourmalet. Après, je lui recommenderai de venir du 15 juin au 15 juillet. Il goûtera à la tranquillité des cols avant l'été, pourra découvrir la convivialité de la Route du Sud, et l'accessibilité des champions, avant de vivre une journée marquante sur le Tour, complètement hors du commun. Avec un passage obligé par les crêpes de chez Viguerie en haut de Peyresourde !

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